Elle crut d’abord entendre le croassement d’un corbeau à l’étage, mais elle avait d’autres priorités pour l’instant. Léonore avait alors essayé plusieurs fenêtres, mais le constat était à chaque fois le même. Au dehors de la maison, où que son regard se pose, elle ne voyait que le néant.

Où était passé le décor qui était autour d’eux il y a encore quelques instants ? Pourquoi les gens avaient-ils disparu ? Et puis comment se pouvait-il que tout un monde s’évanouisse de la sorte, en un clin d’œil ? se demanda-t-elle.

Non.

A peine eut-elle formulé ces questions dans son esprit qu’elle comprit qu’elle s’y prenait mal.

« Si tu entends un bruit de sabots, pense à des chevaux, pas des zèbres » , lui disait toujours Bon-Papa. L’explication la plus simple était souvent la meilleure.

— Ce ne sont pas les autres qui ont disparu, c’est nous ! s’exclama-t-elle.

James ne répondit pas. Il était assis sur le canapé et se massait les tempes. Cela faisait un moment qu’il avait l’air complètement hors jeu. Léonore fonctionnait à l’adrénaline, mais à l’évidence, l’esprit de son ami semblait avoir décroché depuis qu’il avait regardé à l’extérieur. Elle l’ignora dans un premier temps et se dirigea vers la fenêtre qui était à l’opposé de la pièce. C’est alors qu’elle entendit à nouveau le sinistre croassement.

Cette fois, elle décida qu’il était temps de s’en préoccuper et se tourna vers James. Elle le fixa jusqu’à capter son regard et lorsqu’il leva la tête, elle s’adressa à lui.

— Tu as entendu comme moi ou je deviens dingue ? lança-t-elle.

Il hocha la tête lentement, le regard perdu.

— C’est un corbeau, et alors ? Il y en a plein à cette période de l’année, non ? répondit-il avec nonchalance.

Elle mit ses mains en coupe et se les passa sur le visage. Ensuite, elle essaya à nouveau de remettre James en bon état de marche.

— James, fais un effort.

— Oui, Lonnie, je ne fais que ça depuis tout à l’heure.

— Ne m’appelle pas comme ça… James, nous sommes seuls au milieu de nulle part !

— Oui, et donc ?

Elle sentit qu’elle perdait patience mais il fallait qu’elle garde son calme. Léonore pencha la tête sur le côté et le regarda avec insistance. Puis au bout de quelques secondes, le visage de James s’éclaira.

— Merde ! dit-il enfin. Il serait dans la maison ?

Léonore afficha alors un air satisfait et lui adressa un sourire reconnaissant. Elle devait admettre qu’elle se sentait plus rassurée maintenant qu’il avait repris au moins une partie de ses esprits.

Il se leva et s’apprêta à dire qu’il ne voulait pas monter à l’étage, corbeau ou pas. Car quelque chose ne tournait pas rond là-haut, et il pouvait le sentir. Mais Léonore l’interrompit.

— Relis la lettre s’il te plaît. Pour moi aussi.

Il comprit aussitôt où elle voulait en venir. James ramassa la lettre sur la table et sortit ses lunettes. Il avait enfin repris la main et semblait être redevenu le James Berry que Léonore avait toujours connu. Il se mit alors à lire avec ce qu’elle appelait « son intonation d’écrivain ». Elle aimait beaucoup cette façon qu’il avait de lire devant une audience ou un groupe de fans, car elle trouvait que ça lui donnait un côté extrêmement professionnel.

 

Léona,

Je me doute que tu ne me comprendras pas, et je sais que tu me prends déjà pour un vieux fou. Mais il faut que je disparaisse avant d’en devenir un pour de vrai. Retiens ce poème et tout ira bien pour toi.

Le premier malgré lui n’était pas ton allié,
Le second manque à l’appel, car ensommeillé.

Ne hume pas, ne goûte pas, s’il fait trop noir pour ça,
N’acquiesce pas, n’approuve pas, si tu vois rouge là-bas.

Peins pour le monolithe puis tu pourras t’aider,
Quand ta plume cassera, retaille-la à l’épée.

Des corbeaux et des démons, défie l’apparence,
Trop gentil, trop flatteur n’implique pas l’innocence.

Le premier malgré toi n’était pas ton allié,
Le second quant à lui, tu devras l’éveiller.

P.S. Et surtout n’oublie pas que je t’aime très fort.

P.P.S. Alors, je suis désolé pour la nouvelle table à dessin que tu as achetée, mais il faudra que tu fasses le montage toi-même. Tu peux l’installer dans mon bureau, je n’en aurai plus besoin.

P.P.P.S. Le placard du bureau est plein d’araignées. Bonne chance.

 

James reposa la lettre sur la table et attendit qu’elle le dise. Il voyait qu’elle en mourait d’envie.

— Les corbeaux James ! s’écria-t-elle. Alors je ne sais pas à quel point mon grand-père était fou, mais une chose est certaine : ça commence à faire beaucoup de coïncidences. Allons tout de suite voir à l’étage !

James voulut alors protester. Il y avait autre chose qu’un simple corbeau là-haut et il sentait que c’était dangereux. Mais faute d’une meilleure idée à présenter — et aussi de peur de paraître ridicule — il la suivit dans l’escalier.

 
 

À peine eurent-ils fait irruption dans le bureau qu’ils le virent, perché sur une immense bibliothèque. Bien que secoué par cette vision inhabituelle, James remarqua que sur les étagères se trouvaient des dizaines d’ouvrages sur le corps humain. Il n’était jamais monté dans l’atelier de Léonore et il fut surpris de voir qu’il contenait tant d’ouvrages sur la médecine. Son amie étant peu cultivée sur ce sujet, il en déduisit que tous ces bouquins devaient appartenir à son grand-père.

Léonore fixait l’oiseau. Elle était encore en train d’assimiler le fait qu’il soit coiffé d’un minuscule haut-de-forme. Mais c’est seulement lorsque l’oiseau noir tourna la tête dans leur direction et les regarda à travers son monocle qu’elle poussa un un cri de surprise.

James restait prudent. Son pressentiment au sujet du corbeau ne le quittait pas. Il l’effrayait, mais paradoxalement il mourait aussi d’envie de le toucher. Malgré son statut d’écrivain habitué à mettre des mots sur les choses, cette ambivalence restait pour lui indescriptible.

— Ce n’est pas bon, Lonnie, pas bon du tout.

— C’est moi qui l’ai dessiné, James, dit-elle avec effarement.

— Quoi ?! demanda-t-il, surpris.

— Avant que tu n’arrives. J’ai griffonné ce même corbeau, avec ces mêmes accessoires. Au début j’ai fait ça plutôt distraitement, puis je me suis aperçue qu’il me plaisait tellement que je me suis dit qu’on pourrait l’intégrer au Cycle de Béric. Je voulais te le montrer ce soir.

Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? murmura James pour lui-même.

— Hein ?! Quoi ?!

— Tu connais Charles Dodgson, pas vrai ? Il écrit un bouquin en ce moment, et j’ai entendu dire qu’il utilisait l’une des gamines des Liddell comme source d’inspiration. D’ailleurs il paraît qu’elle passe tout son temps chez lui depuis.

— Ça a l’air super sain.

Il soupira et fit une moue quelque peu dégoûtée.

— J’ai entendu dire que la mère avait déjà pris les devants. Quoiqu’il en soit, cette devinette sans réponse est posée à la protagoniste assez tôt dans son histoire.

— Une devinette sans réponse ? Mais c’est absurde ! se révolta-t-elle.

— Et attends de lire le texte intégral, c’est du TGCM tout du long. Tu adorerais ! dit-il avec une pointe d’ironie.

Tandis que Léonore grimaçait, le corbeau émit un craillement pour appuyer la réponse de James, ce qui l’amusa.

— Niveau absurdités, la réalité dépasse parfois la fiction, pas vrai mon pote ?

Le corbeau croassa à nouveau. Lui et James semblaient se comprendre, et ce dernier en tirait une satisfaction ludique.

— Tes œuvres n’ont jamais paru aussi vivantes en tout cas, lui dit James très intrigué.

Quand James fixa de son œil la pupille de l’animal, il ne faisait nul doute qu’il lui rendit son regard. Alors James pencha la tête sur le côté et l’oiseau fit de même. Puis, lorsqu’il se mit sur une seule jambe, le corvidé l’imita encore. Il pensa au grand-père de Léonore. Sa lettre prenait de plus en plus l’allure d’un manuel laissé à leur attention. Des corbeaux et des démons, défie l’apparence. Donc ce ne serait pas vraiment un corbeau ? Ou alors…peut-être sommes-nous supposés passer outre son apparence effrayante ? Il se posa longuement la question.

Il y réfléchissait encore tout en fixant l’œil du gentleman corbeau lorsque paniquée, Léonore hurla.

JAMES ! ARRÊTE !!

À ce moment, il sortit brusquement de sa réflexion et vit qu’il était proche, trop proche. Sa main s’était arrêtée à moins de dix centimètres du corbeau. Il la retira immédiatement et recula de plusieurs pas. Son cœur cognait à tout rompre dans sa poitrine, et ses jambes commençaient à se dérober sous son poids. Le voyant flancher, Léonore se glissa sous son bras et le passa autour de ses épaules.

— Tu t’es mis à croasser ! gémit-elle d’une voix peu assurée. Je t’ai appelée plusieurs fois, mais tu ne me répondais qu’avec des craillements !!

Il resserra un peu plus son étreinte, autant pour la réconforter que pour se rassurer lui-même. L’instant d’après, l’oiseau fila à travers l’atelier et traversa la porte du placard. James se lança à sa poursuite et ouvrit la porte, entraînant Léonore avec lui. Mais le gentleman corbeau avait disparu.

 
 

— Referme ce placard tout de suite, il est plein d’araignées ! dit-elle en reculant de trois pas et en chassant le vide de ses mains.

— Tu n’as jamais ouvert ce placard depuis que tu as lu la lettre de ton grand-père, pas vrai ? demanda-t-il avec un éclair de malice dans le regard.

— Pourquoi est-ce que je me serais infligée ça ? répondit-elle le plus sérieusement du monde. On me dit araignée, je réponds non et je passe à autre chose.

— Il n’y a pas le moindre arachnide ici. Ni même le moindre corvidé, pour ce que ça vaut.

Léonore approcha alors prudemment et jeta un coup d’œil à l’intérieur du placard. Mais elle n’y vit qu’une vieille malle en bois ornée de ferronneries dont le verrou ancien avait sauté.

— Je pense que ton grand-père était un petit malin et qu’il savait exactement ce qu’il fallait te dire pour t’empêcher d’ouvrir cette porte, reprit James.

— Mais pourquoi aurait-il fait cela ? Ça n’a aucun sens ! Je ne peux pas croire qu’il m’ait menti.

— C’est vrai qu’en dehors de ça, c’est plutôt normal de siroter de la bière à la pisse dans des maisons flottantes hantées par des corbeaux à monocle, pas vrai ? Sérieusement Lonnie, dans toute cette histoire, le truc qui te gène c’est que ton papy t’ait menti ?! C’est là que tu poses ta limite ?

Elle le fusilla du regard et puis se ravisa. Après tout, il avait raison sur toute la ligne. Bon-Papa était certes un homme adorable mais ils parlaient tout de même de l’homme qui avait engendré Bertie Campbell. De plus, ils avaient effectivement d’autres chats à fouetter en ce moment.

— Tu marques un point, dit-elle résignée. Qu’est-ce qu’il y a dans ce coffre ?

Il ouvrit le couvercle et se pencha par dessus la malle. Elle ne contenait qu’un livre noir et blanc à la taille démesurée et aux formes quelque peu anxiogènes. Il n’y avait aucun titre sur la couverture, uniquement des symboles que James n’avait jamais vus. Ils ne furent pas trop de deux pour transporter l’imposant tome. Une fois celui-ci posé sur le pupitre à dessin, Léonore leva les yeux vers le plafond.

— James, maintenant que j’y pense…comment se fait-il qu’il y ait encore de la lumière ? Nous sommes au milieu de nulle part et pourtant, les ampoules sont toujours alimentées. Je crois qu’il s’agit d’un….

— …d’un authentique TGCM, oui. Mais je n’y suis pour rien !

Elle pouffa.

Peu après leur rencontre, ils avaient défini chacun ce qu’ils attendaient de leur partenariat professionnel. James avait demandé à ce qu’elle fasse la plupart de ses illustrations au fusain, car il pensait que c’était avec cet outil qu’elle exprimait le mieux son talent. Il lui avait également demandé de ne jamais utiliser de rouge vif lorsqu’elle faisait les pages en couleurs, car il détestait cette teinte qu’il trouvait vulgaire et agressive. Et enfin, il avait demandé à pouvoir utiliser dans le nouveau livre les personnages du tableau que Léonore lui avait vendu le jour de leur rencontre. Léonore, quant à elle, n’avait qu’une seule demande. Elle avait exigé de James que ses textes ne contiennent jamais de situations qui soient explicables uniquement par « Ta Gueule C’est Magique ». Le procédé était facile et dénué d’intérêt pour le lecteur, ce qui l’insupportait au plus haut point.

— Alors, on ouvre le bouquin flippant ? questionna-t-elle, sachant qu’ils utiliseraient l’acronyme TGCM encore un bon millier de fois à partir de ce moment.

— On ouvre le bouquin flippant ! répondit-il avec entrain.

 
 

Ils posèrent ensemble la main sur la couverture et la tournèrent pour afficher la première page. Elle ne contenait pas de texte, uniquement une illustration à l’encre de chine. Et qui plus est, elle ressemblait à s’y méprendre aux dessins que Léonore avait fait d’Aléa, la succube qui avait pris possession de Béric dans leur roman fantastique. Léonore prit un moment pour digérer l’information. Le personnage d’Aléa que James aimait tant et qu’elle avait dessiné avant même de le connaître était là, sous ses yeux, dans un livre dont elle ignorait l’existence. De plus, ce livre avait été abandonné dans un coffre dont elle ignorait tout autant l’existence, lui-même au fond d’un placard qu’elle n’avait jamais osé ouvrir.

Elle commença à avoir le vertige mais la main de James se posa sur la sienne. Et pendant un instant, elle ne pensa plus qu’à lui. Bon dieu qu’il l’énervait parfois, mais il lui suffisait d’un geste comme celui-là pour qu’elle lui pardonne tout. Si seulement les circonstances étaient différentes, gémit-elle en son for intérieur. Mais elle repoussa ces pensées pour l’instant. De toute façon elle s’était déjà fait cette réflexion une bonne centaine de fois ces dernières années et savait que ça ne la mènerait à rien de s’apitoyer sur son propre sort. Et puis il fallait surtout qu’elle sache ce qu’il y avait d’autre dans ce livre.

— Evidemment, dit-elle en regardant la page suivante.

Sur la feuille figurait la silhouette d’un homme qui ressemblait à s’y méprendre à celle de Béric le guerrier. Elle l’avait dessiné pendant des années et l’aurait reconnu entre mille. Surtout la forme de la lame qui était sanglée dans son dos et qu’elle pouvait tracer avec les yeux fermés. Mais Béric n’était pas seul. Il était entouré de deux autres hommes.

L’un semblait un peu plus âgé. Il portait sur son dos un chevalet, auquel pendait par une ficelle un bocal fermé contenant des pinceaux. Il tenait dans sa main une palette de peinture. Et Léonore lui trouva immédiatement un air familier. Pour ce qui était de l’autre, c’était à priori un parfait inconnu. Il avait un stylo-plume dans sa poche de poitrine et portait des lunettes.

— Celui-là ! On dirait Bon-Papa ! dit-elle en pointant le premier homme du doigt. Quand j’étais petite et qu’il m’emmenait peindre à la campagne, il emportait toujours son attirail avec lui.

James hocha la tête en se disant qu’au point où il en était, il était prêt à accepter tous les TGCM du monde partir de maintenant. Mais en vérité, il se sentait plus perdu que jamais. C’est alors que l’impression qui l’avait déjà frappé auparavant se manifesta à nouveau. Il savait ce qu’il y avait sur la page suivante, et il ne fut donc pas le moins du monde surpris d’y voir l’illustre dessinatrice Leonore Campbell serrant la main au grand écrivain James Berry au dessus d’une table. Quant à son amie, elle s’était tournée vers lui d’un air étonnamment calme.

— Tu ne trouves pas que ce livre me grossit ? demanda-t-elle en feignant la candeur.

Il eut un sourire en coin. Cette perche tendue bien haut se devait d’être saisie.

— Maintenant que tu le dis, tu as bien plus de poitrine sur l’illustration.

Hey ! cria-t-elle en le frappant à l’épaule d’un coup de poing. Ce n’est pas parce que je n’ai pas tiré le gros lolo à la loterie génétique que tu as pour autant le droit de me le faire remarquer.

Il se mit à rire franchement à ce trait d’esprit, et il ne semblait plus pouvoir s’arrêter. Puis, après avoir feint la colère pendant quelques instants, elle se joignit à lui. Ils rirent pendant un bon moment, évacuant par la même occasion toute la tension de leur soirée mouvementée. Lorsqu’ils se reprirent enfin, Léonore épongea ses yeux et déclara :

— Tu paries combien que ce foutu corbeau est aussi dans le bouquin ?

James acquiesça, mais ils n’eurent pas l’occasion de s’en assurer. Alors qu’ils tendaient à nouveau la main vers le livre, Léonore vit la lumière filtrer à travers les rideaux de l’atelier. Elle se leva et se pencha par dessus la table à dessin pour les entrouvrir, et se rendit compte que cette fois, tout était blanc à l’extérieur. En forçant un peu sur ses yeux, elle distingua alors des formes noirâtres à bonne distance de la maison, et comprit qu’ils étaient donc bien arrivés quelque part.

Où que puisse être ce quelque part.

À ce moment précis, une voix tonitruante se fit entendre. Puissante et désincarnée, mais aussi chantante et pénétrante, elle transcendait les limites même de la notion de volume.

GOOOOD MORNING R’JAH !!

Léonore pensa immédiatement que la voix s’exprimait comme Monsieur Loyal qui annonce un numéro de cirque. Elle pensa successivement à du pop-corn, puis à l’odeur de ménagerie. James quant à lui eut plutôt l’impression d’avoir affaire à un animateur radio. Il n’avait aucune idée de ce que pouvait bien être un R’Jah, mais la voix était tellement persuasive qu’il en aurait bien acheté trois.

FAITES UN BON ACCUEIL À JIMMY ET LONNIE DE LA TERRE ! ILS SONT BEAUX ! ILS SONT CHAUDS ! MAIS SURTOUUUUUT…ILS N’ONT PEUR DE RIENNNNNNNNNNNNNNNNNN !!!

— J’ai toujours rêvé d’avoir une voix off ! s’exclama James.

J’AI TOUJOURS RÊVÉ D’AVOIR UNE VOIX OFF, S’EXCLAMA JIMMY AVEC HUMOUR.

Alors James se mit à rire. Il avait laissé tomber. Après tout, rien ici n’avait de sens et rien n’en aurait plus jamais.

– Ouaip, TGCM ! dit-il, riant toujours.

ATTENTION : UN GUIDE EST DEMANDÉ. LES PETITS JIMMY ET LONNIE L’ATTENDRONT DANS LA ZONE D’ARRIVÉE.

— James ? l’interpella-t-elle, l’air réprobateur.

— Oui ? coassa-t-il en hoquetant, se tenant toujours les côtes.

— Il m’a appelée Lonnie ! vociféra-t-elle.

— J’en ai bien peur ! dit-il, l’air grave.

— James Berry, je te hais.

Mais James se remit à rire, si fort qu’il semblait au bord de l’hystérie. Le seul son qui fut capable de couvrir son rire fut celui de la voix qui tirait sa révérence.

À BIENTÔT POUR NOTRE PROCHAIN BULLETIN D’INFORMATION !

Pendant ce temps à quelques lieues de là, leur guide avait fini ses préparatifs et se mettait déjà en route.

 
Corbeau
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