Garic et Léonore marchaient côte à côte en silence. Il semblait perdu dans ses pensées, et elle n’avait pas le cœur à lui adresser la parole après ce qu’elle venait d’entendre.

Elle s’était posée les mêmes questions que lui. Arthur et James étaient les récipiendaires d’un pouvoir identique, et de plus, ils avaient des personnalités extrêmement similaires. Si l’un était devenu fou, se pouvait-il que l’autre suive le même chemin ? Elle avait envisagé cette possibilité, mais elle n’était pas prête à se l’entendre dire par quelqu’un d’autre. Surtout pas par Garic. Surtout pas après l’avertissement de James #1.

Plus loin sur le chemin, un petit tumulus de pierres commença à apparaître dans le champ de vision de Léonore. Stéphane et James, qui jusqu’ici marchaient à l’avant-garde, s’étaient arrêtés après l’avoir atteint. De ses tentacules, le Globork attrapait des rochers qui traînaient et les broyait nonchalamment pour tromper l’ennui en attendant que tout le monde le rejoigne. James s’était assis sur une grosse pierre à côté de lui et le regardait avec un intérêt et un amusement non dissimulés.

— Tu peux jongler aussi ? lui demanda-t-il avec un air de défi.

Le Globork ne se fit pas prier. Il agrippa deux immenses rochers qu’il fit virevolter avec une habileté déconcertante. Quand il fut habitué à leur poids, il ajouta au ballet aérien un troisième, puis un quatrième roc.

Ce n’était pas tant le numéro de jonglage que l’amitié qui s’était tissée entre James et la créature qui impressionnait le plus Léonore. Stéphane — puisque c’était là son nom désormais, aussi ridicule soit-il — avait en effet l’air de s’amuser autant que son compagnon humain et semblait prêt à tout pour lui faire plaisir. C’était, aux yeux de la jeune femme, le plus grand pouvoir de James Berry : au-delà de ses blagues idiotes et de sa propension à ne pas vouloir assumer ses erreurs, il y avait un homme bon et décent, capable de se lier instantanément avec toute personne venant à croiser son chemin. À condition toutefois que cette personne ne s’appelle pas Garic de Kur.

— Quand vous aurez fini vos singeries, on pourra peut-être commencer ? avait éructé le guerrier.

— Oui chef ! répondit James du tac-au-tac en sautant sur ses pieds pour faire un salut militaire.

Stéphane laissa aussitôt tomber les quatre pierres qui s’écrasèrent au sol avec une telle violence que Léonore sentit la secousse. Dare dare, il se rendit près du cairn et se mit en position stationnaire.

— On fait une pause ? Je sais qu’on n’a pas l’air de grand-chose à côté de toi mais nous pouvons encore marcher tu sais ! dit la jeune femme.

— Pas la peine, nous sommes arrivés.

— Bork ! confirma Stéphane.

James regarda tout autour de lui, mais à l’exception du gros tas de pierres à côté, le paysage semblait désert.

— Au risque de te contrarier une fois de plus, je ne vois pas bien ce qu’on fait ici. Je ne nie pas l’intérêt touristique de l’endroit, mais j’ai oublié mon appareil photo dans un autre univers.

— Si tu la fermais un peu, je pourrais expliquer, t’en penses quoi ?

— Mais je t’en prie ! concéda l’écrivain en faisant une courbette.

— Arthur ne vous a pas menti sur tout, Skülvvh se cache. Et quand je vous ai dit que je pouvais vous conduire à lui, ce n’était pas un mensonge, mais ce n’était pas entièrement exact.

— L’exactitude n’est pas une coutume locale, on dirait ! intervint Léonore.

— J’en conviens. Mais certaines précautions sont nécessaires. On voit bien que tu n’étais pas là quand Arthur a trahi Derleth.

— À ce propos, tu ne nous as jamais dit ce qu’il s’était réellement passé. Nous n’avons que la version d’Arthur. Ne penses-tu pas qu’il serait temps de rétablir la vérité ? demanda Léonore d’une voix douce.

— Elle a raison Garic. Nous n’avons que des informations fragmentaires sur ce qu’il s’est passé. Et si tu veux qu’on comprenne, peut-être le temps est-il venu de nous mettre au parfum.

— Je ne vois pas en quoi te parfumer changerait quoi que ce soit.

James se passa lentement la main sur le visage.

— Ce que je veux dire, c’est que tu ne peux pas attendre de nous qu’on se comporte comme des super-héros si nous ignorons encore certaines facettes de la situation. Pour l’instant, on nage en plein TGCM.

TGCM ?

— « Ta Gueule, C’est Magique »

Garic hocha la tête en silence.

— C’est une formule intéressante. De toute façon nous sommes au bon endroit, et Skülvvh n’est pas encore prêt. Je vais répondre à vos questions.

— Mais il va venir ici ? demanda Léonore avec une pointe d’excitation dans la voix.

— Oui et non. Tu comprendras quand il sera là.

— Ah, ouais. Vlà à nouveau l’exactitude légendaire des habitants de R’jah. Ma faute, je retire ma question ! dit-elle en levant les mains d’un air bougon.

— Asseyez-vous, palabrons.

Assise en cercle, la petite équipe aurait fait ciller plus d’un humain si la rencontre avait eu lieu sur terre. James était bien entouré, Léonore était assise à sa droite, tandis que Stéphane avait insisté pour se poster à sa gauche avant de s’endormir du sommeil du juste. Même là, le Globork semblait ne pas vouloir quitter son humain favori d’une semelle. Garic leur faisait face, son éternelle cape de haillons toujours sur les épaules. Léonore pensa à sa mère et gloussa, s’imaginant que la vue de cet attroupement aurait probablement fait faire à Bertie Campbell une attaque cérébrale. Tandis que James se tournait vers son amie d’un air amusé, Garic débuta les hostilités.

— Que savez-vous de la situation ?

Léonore prit la parole.

— Il y avait trois immémoriaux. Bélos, Derleth et Skülvvh. Ils ont créé R’Jah. Bélos était le garant de la bonne tenue physique de ce monde, tandis que Derleth était le protecteur du temps. Skülvvh…on ne sait pas à quoi il sert mais j’imagine que c’est lui qui a créé la vie et qu’il maintient tout en place.

— Ton analyse est très juste Léanore. Skülvvh est celui qui donne la vie sur R’Jah. Actuellement, il essaie de faire le boulot de ses frères en plus du sien, et il s’épuise rapidement. C’est pour l’aider que vous êtes là. Il faut commencer par se débarrasser d’Arthur.

— Léonore.

— Quoi ?

— Mon prénom, c’est Léonore.

— Pourquoi tu ne l’as pas dit plus tôt ? demanda Garic déconcerté.

— Laisse tomber, Béric.

— Bon, à mon tour ? reprit James en tentant de désamorcer une situation potentiellement explosive.

— Les Hvroks ont débarqué et tué Bélos, alors les Rhatsjhish-truc-chose ont invoqué Asrà en croyant se faire un pote. Mais il a mis encore un peu plus de bordel en fédérant les essaims d’insectes pour mieux les retourner contre R’Jah. C’est là que toi, Arthur et l’Enlumineur avez fait votre première mission à la demande de Derleth, et — excuse-moi de le dire crûment — vous avez fait un boulot de chie. Par contre, j’ignore la teneur de cette mission, et à partir de là, je sens qu’Arthur nous a pas mal baratinés.

— C’est à peu près ça. Et oui, j’ai fait un boulot de chie, comme tu dis. J’en prends l’entière responsabilité. En fait, c’est bien pire que tu ne le penses. Tout ceci est de notre faute, à Angra et moi.

James et Léonore se regardèrent sans échanger mot. C’est elle qui prit alors la parole.

— Arthur nous a dit que tu n’étais pas un allié. Il t’a appelé l’Ami. Ça a un rapport ?

James gloussa.

— Je crois que j’ai la réponse à cette question Lonnie.

— Que veux-tu dire ?

— J’ai des souvenirs du moment où James #1 a pris le contrôle. J’ai rêvé ces événements, mais je m’en rappelle malgré tout. Et quand Arthur a sorti son stylo, j’ai pu clairement en voir la marque, elle était gravée sur le clip de finition.

— Je ne vois pas le rapport.

— C’est un stylo Lamy.

Léonore regarda James l’air incrédule. Elle avait entendu tout un tas de conneries depuis leur arrivée, mais cette information décrochait le pompon. Elle sentit une colère mêlée de frustration lui monter au cerveau.

— Donc ce petit enfoiré s’est…

— …payé notre fiole ouais. Quitte à mentir, il a voulu s’amuser jusqu’au bout et il a pris quelques libertés. Ça me semble raccord avec sa personnalité, tu confirmes, Garic ?

— Bien vu, gamin. Je ne connais pas le monde dans lequel vous évoluez aujourd’hui, mais j’ai passé assez de temps avec Arthur pour savoir qu’il n’utilise que des instruments avec ce nom marqué dessus. Et effectivement, c’est bien le genre à faire un truc comme ça.

— Et donc, que voulais-tu dire par là ? demanda Léonore toujours plus curieuse.

[ Je vais prendre le relais à partir d’ici ]

En dehors des phases de combat, Angra savait se faire discrète la plupart du temps. Comme à chaque fois, James et Léonore sursautèrent lorsqu’elle s’exprima. Refoulant son désir de regarder tout autour d’elle, la jeune femme s’adressa au démon avec la plus grande précaution.

— On vou…on t’écoute.

[ Les succubes sont issues de lieux extra-planaires dont vous ne soupçonnez même pas l’existence. Pour nous amener dans le monde humain, il faut un récipient consentant, qui soit bien préparé à nous recevoir. Ça commence avec un long travail de tatouage qui … ]

— Les tatouages servent de balise et dirigent la succube vers l’hôte. J’ai écrit ça dans mon bouquin ! s’exclama James.

— Mais Garic n’était pas consentant. On peut aussi hériter du démon en tranchant la gorge de son porteur et en l’implantant dans le nouvel hôte à l’aide d’une incantation ! ajouta Léonore fièrement.

[ Fort bien, je vois que vous n’êtes pas complètement novices, on va pouvoir gagner du temps. ]

James et Léonore procédèrent en silence à un high-five avec une nonchalance feinte. Une tension gênante subsistait entre eux, mais cette fois, leur complicité fut la plus forte. Après tout, ils étaient bien trop heureux d’enfin maîtriser un sujet que pour rester enfermés dans leur état de torpeur.

[ Arthur me disait que les humains d’aujourd’hui considèrent l’âme comme je-ne-sais-quelle métaphore de la bien-pensance, mais c’est une croyance erronée. Je peux les voir, comme tous ceux de mon espèce. Et quand j’ai rendu à Garic son corps et son libre arbitre, j’ai touché son âme de mes doigts. Ça m’a transformée, ça nous a changés tous les deux. C’était tellement romantique. ]

— C’est bon, abrège ! lança Garic visiblement gêné.

[ Shht ! Maman parle ! Déconnecte un instant si ça te dérange. ]

Et en un clin d’œil, Garic s’effaça.

[ J’aime cet homme. Depuis que je l’ai rencontré, ma vie a pris un tout autre sens. Et pour comprendre ce qu’il s’est passé, vous devez comprendre que si beaucoup de démons ne sont pas sexués, les succubes sont différentes. Bien que le mot que vous utilisez pour nous nommer soit féminin, nous sommes hermaphrodites. Ce trait bien pratique nous permet de séduire les humains, qu’ils aiment les hommes ou les femmes. ]

— Quand tout ceci sera terminé, je te présenterai Maman, et tu lui raconteras tout ça en détail ! lança Léonore, ce qui fit pouffer James.

— Je devine la suite. Garic est attiré par les femmes, alors tu as procédé à quelques changements, pas vrai ?

Il avait dit ces mots sur un ton amer. James avait vu la façon dont Garic regardait Léonore, et il ne faisait aucun doute qu’il avait développé un goût particulier pour elle.

[ Ouais, Garic est un homme bon, mais il faut admettre qu’il est un peu fermé sur la question phallique. Alors quand nous avons fusionné, je me suis arrangée pour laisser derrière moi quelques trucs que j’imaginais sans importance, comme ma partie masculine… et…

…et tout autre trait qui me rendait incompatible avec l’âme et le corps de cet homme. Y compris une part de mon essence démoniaque. ]

— Mais du coup tu es aussi devenue plus humaine, non ? demanda Léonore.

Mais Angra ne lui répondit pas. Et à cet instant, James se rendit compte que la succube était peut-être devenue plus humaine encore que Léonore ne le soupçonnait. Il était évident que le démon éprouvait de la jalousie face à la relation qui se créait doucement entre Garic et la jeune femme.

— Mais pas que. Garic a dit que tout était votre faute, pas vrai ? Je n’aime pas la tournure que ça prend.

[ Ton esprit d’analyse est excellent James. Bien meilleur que celui d’Arthur. Garic ne le comprend pas, mais c’est pour cette raison-là que je t’aime bien. Tu veux poursuivre ? ]

— J’ai vu ton pouvoir tout à l’heure, quand j’étais James #1. Et quand tu es passée à l’avant-plan, le corps de Garic débordait de puissance. Mais lorsque tu l’as quitté, il était épuisé. Presque mourant.

[ C’est exact. ]

— Alors à l’époque, pour ne pas le consumer lors de la fusion, tu as laissé derrière toi une bonne partie de ta puissance.

[ Continue. ]

— J’ai étudié la théologie à l’université avant de me rendre compte que je voulais écrire les histoires et non les lire. Ahriman est l’une des deux entités, avec Lucifer, qui sont les plus représentées comme étant malfaisantes. Mais cet esprit démoniaque a un aussi un autre nom, et je suis content qu’on y vienne, ça me turlupinait depuis tout à l’heure.

— Lequel ? demanda Léonore en retenant sa respiration.

— Angra Mainyu.

[ Ainsi on parle de moi dans les écoles, on peut dire que j’ai laissé une trace indélébile dans les mémoires ! ]

— Ce n’est pas tout.

[ Veux-tu éclairer toute la classe ? ]

James serra les poings sur ses genoux, et d’une voix tremblante, il parla à contrecœur.

— Le nom provient de l’adjectif « asrá » qui signifie « agressif ».

— Attends, juste une seconde James.

Léonore se tourna vers Angra.

— Donc ce que tu as laissé derrière toi, c’est un concentré de testostérone et la majeure partie de ta force démoniaque. Super mélange. Du coup, ce monstre, c’est aussi toi ?

[ La partie de moi que tu ne voudrais pas connaître, oui. Au moins tu as fini par comprendre aussi. Je salue l’effort. ]

— Irresponsable. Tout ça par amour.

[ À présent je le sais, mais je suis la première de mon espèce à agir de la sorte. Je n’avais aucun moyen de prévoir ce qui se passerait. Pour ce que j’en savais à l’époque, ces résidus allaient tout simplement s’évanouir dans la nature. Et ne me sers pas le couplet de l’amour, j’en connais au moins un ici qui serait capable de tout autant s’il y était forcé. ]

— Et où est Asrà, à présent ? s’enquit James en toussotant.

[ Aucune idée, je ne sens plus sa présence depuis la trahison d’Arthur. Ce qui peut signifier deux choses. Soit il n’a pas pu maintenir son intégrité physique et a fini par disparaître, soit… ]

— Soit il est dans Arthur, à la manière dont tu habites Garic. Et s’il efface sa présence, tu ne peux pas le détecter. J’ai bon ? demanda Léonore.

[ Finalement tu n’es pas si mauvaise, je retire ce que j’ai dit. Bon, je ne t’aime pas davantage pour autant mais c’est pas mal du tout. ]

Léonore ne releva pas. Elle n’était elle-même pas tout à fait certaine de ce qu’elle éprouvait pour qui que ce soit ces temps-ci.

— Mais est-il possible qu’Arthur n’agisse pas de son plein gré dans toute cette histoire ?

[ L’homme qui nous a trahis et que vous avez croisé était bel et bien Arthur. Ne commettez pas l’erreur de penser qu’il puisse être une victime dans toute cette histoire. Il sait exactement ce qu’il fait. Et s’il est allié à Asrà, vous aurez affaire à forte partie, Garic et moi ne pourrons rien contre eux. ]

— Mais pourquoi n’avoir fait venir que deux personnes ? Vous auriez besoin d’une armée, pas de deux artistes qui ont connu un succès mitigé. Et pourquoi spécifiquement nous, d’ailleurs ?

[ Impossible avec la division du pouvoir. Imaginons que vous soyez cinq, ou dix. Vous formeriez un groupe extrêmement puissant, mais individuellement, vous ne seriez pas de taille. Si les membres de cette équipe devaient se séparer pour effectuer une mission, ils courraient à leur mort. Et d’ailleurs, si les membres meurent, le pouvoir de l’Immémorial est perdu s’il n’y a personne pour le recueillir. C’est bien trop risqué. ]

— Dans ce cas, pourquoi ne pas le donner à une seule personne ? Elle serait toute puissante ! demanda James.

[ Cette personne deviendrait probablement folle. C’est trop de pouvoir pour une enveloppe humaine, et ce serait un peu comme ce qui est arrivé lors de ma fusion avec Garic. Vous vous consumeriez lentement jusqu’à ce qu’il ne reste de vous que l’ombre de ce que vous étiez auparavant. D’ailleurs ne vous faites pas d’illusions, même divisé en deux, ce pouvoir peut vous changer. Ce seront de petites choses, imperceptibles au début, et votre binôme ne s’en rendra sans doute pas compte. Mais au fond de vous, vous saurez. ]

— C’est ce qui est arrivé à Arthur, pas vrai ? Il a changé ?

[ Au-delà du raisonnable. C’était mon ami, avant. Il te ressemblait beaucoup.]

— Je suis flatté.

[ Et il te ressemblait beaucoup par sa propension à faire de mauvais choix, aussi. ]

— Je suis flatté, et inquiet.

— Mais pourquoi nous ? Tu oublies la seconde partie de ma question ! intervint Léonore.

[ Vous avez été recommandés à Skülvvh par une personne de confiance. ]

— Quoi ?! Ça n’a aucun sens. Par qui ?!

[ Le précédent Enlumineur a survécu, et nous avons tout fait pour cacher cette information à Arthur. Pour sa propre sécurité, il a quitté ce monde pendant plusieurs bzabbs après la trahison. Mais il est revenu il y a quelque temps, dans le but de désigner son successeur. J’ai même failli ne pas le reconnaître tant il avait vieilli. D’ailleurs, vous savez qu’on ne vieillit pas ici ? Bref. Malgré les doutes de Skülvvh, il était intraitable, il voulait Léonore Campbell. ]

Léonore porta les mains à sa bouche. Les yeux écarquillés, elle se tourna vers James qui n’en revenait pas non plus. L’écrivain sentit venir la vague et posa sa main sur l’épaule tremblante de son amie dans une tentative désespérée de l’apaiser. Stéphane se réveilla en sursaut, mais s’apercevant que James n’était pas loin, il sombra à nouveau en toute confiance.

— Et quel était son nom ? S’il te plaît Angra, j’ai besoin de l’entendre ! supplia Léonore.

Mais Angra était partie, elle avait fait sa part et ne désirait pas avoir le sale boulot sur les bras. Garic donna à sa place la réponse que tout le monde connaissait déjà.

— Owen Campbell. Mon meilleur ami.

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Psalmodiez pour la gloire de Skülvvh

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